Si vous souhaitez publier un Article, inscrivez vous et/ou identifiez vous via le formulaire situé en haut à droite de votre écran .

Cléden-Cap-Sizun : trois ans après Ciaran, le clocher de Saint-Clet attend toujours — et l'hiver vient

Par Loic le 29 Août 2026 à 13h03 | Catégorie: Actualité | Commune: Cleden Cap Sizun | Commentaires (0)

Presque trois ans après la tempête Ciaran, la flèche du clocher de Saint-Clet, à Cléden, gît toujours à terre et l'échafaudage reste dressé au cœur du bourg. Entre assurances, expertises et imprévus, le chantier est à l'arrêt — et la saison des vents revient. Retour sur un dossier que personne n'a encore tranché.

Le clocher de Saint-Clet
Le clocher de Saint-Clet, sur une carte postale ancienne (collection cap-sizun.com).

Au bout du Cap-Sizun, dans le bourg de Cléden, une église classée monument historique porte encore les traces d'une nuit de novembre 2023. La flèche du clocher de Saint-Clet est à terre. Une partie de l'échafaudage qui devait servir à la restaurer est toujours debout, presque trois ans après. Et la saison des vents recommence dans quelques semaines.

Entre les deux, il y a une histoire de chantier public, d'assurances, d'expertises, de décès imprévus — et une question que personne n'a encore tranchée publiquement : à qui incombe la responsabilité d'un échafaudage laissé en place la veille d'une tempête annoncée ?


1. Le chantier de la décennie

L'église de Cléden-Cap-Sizun (16e siècle)
L'église de Cléden-Cap-Sizun, dont le clocher date du XVIe siècle.

L'église Saint-Clet est un édifice composite, typique de l'école de Pont-Croix : arcades romanes du chœur au XIIIe siècle, façade occidentale, transept, porche sud et clocher au XVIe siècle, restaurations extérieures et du chevet au XVIIIe siècle, et au XIXe siècle une flèche accostée de quatre clochetons1. Le clocher avait déjà été réparé en 1799 et consolidé en 18782. L'ensemble est protégé au titre des monuments historiques — les bases patrimoniales situent le classement en 1930 (réf. PA00089869)2,3 — ce qui place le dossier sous la tutelle de la DRAC et d'un architecte en chef des monuments historiques, et non de la seule commune.

La procédure administrative démarre en décembre 2018. La maîtrise d'œuvre est confiée à l'agence Ponthaud, de Boulogne-Billancourt. En septembre 2022, le conseil municipal attribue les trois lots4 :

LotEntrepriseMontant
Maçonnerie et pierre de tailleQuelin534 188 €
CouvertureCoadou57 802 €
Cloches et paratonnerreBodet11 874 €
Total opération603 865 €

Après négociation, la maire Nadine Kersaudy annonce une économie de 11 % par rapport à l'estimation initiale. Le financement repose sur la DRAC, la Région, le Département et la Fondation du patrimoine ; la charge de la commune est alors annoncée à 20 % de la facture totale4.

Le chantier s'ouvre en janvier 2023. Quarante tonnes de métal sont livrées pour échafauder l'église jusqu'à la pointe du clocher. La place de l'église est fermée à la circulation et au stationnement pendant six semaines à compter du 9 janvier ; les riverains et le salon de coiffure accèdent par la rue du Castel Meur ; le curé et les représentants de la paroisse Saint-Tugdual annoncent que les offices se dérouleront dans les communes voisines. Durée annoncée par la maire : entre un an et demi et deux ans5.

2. La nuit du 1er au 2 novembre 2023

Ciaran frappe la pointe bretonne dans la nuit, le Finistère étant placé en vigilance rouge vent. À la pointe du Raz — à quelques kilomètres à peine de l'église — la rafale relevée atteint 207 km/h, la plus forte de l'épisode en France6,7.

Image satellite de la tempête Ciaran, 2 novembre 2023
La tempête Ciaran au-dessus de l'Europe de l'Ouest, le 2 novembre 2023, vue par le capteur MODIS du satellite Aqua de la NASA. Image du domaine public (NASA Earthdata).

L'échafaudage ne tient pas. Dans sa chute, il emporte la flèche de l'église. Très fragilisé, il penche dangereusement, et les habitations avoisinantes sont évacuées1.

Le lundi 6 novembre, une grue et une nacelle permettent de vérifier l'état de la flèche et de l'échafaudage. L'architecte du dossier, les représentantes de la DRAC et des Bâtiments de France ainsi que l'entreprise de bâtiment se rendent sur place pour constater les dégâts. La sapine — la partie haute et rétrécie de l'échafaudage — et trois étages sont démontés ; la partie basse est sécurisée. Un coup de vent le samedi précédent avait accentué la fragilisation de l'ensemble ; de nombreuses pierres se trouvent sur l'échafaudage ou dans le clocher, dans un désordre que la maire compare à celui d'un bombardement8.

Le même jour, elle pose la question qui structure les trois années suivantes, et elle la pose sans détour : la commune doit se retourner contre l'architecte et l'entreprise, c'est la règle, et ce sera « une bataille d'experts et d'assureurs »8.

3. Le cœur du dossier : qui répond d'un échafaudage la veille d'une tempête ?

Ce qui suit décrit le cadre juridique applicable à ce type de sinistre. Il ne préjuge en rien du dossier clédinois, sur lequel aucune responsabilité n'a été publiquement établie, et ne constitue pas un avis juridique.

a) Avant réception, le chantier reste aux risques de l'entreprise

Le principe est ancien. L'article 1788 du code civil pose que, lorsque l'ouvrier fournit la matière et que la chose vient à périr « de quelque manière que ce soit » avant d'être livrée, la perte est pour l'ouvrier — sauf mise en demeure du maître de recevoir la chose9. La jurisprudence en tire une responsabilité sans faute de l'entrepreneur envers le maître d'ouvrage avant réception, y compris lorsque le dommage trouve son origine chez un sous-traitant10 ; le texte cède en revanche devant l'inexécution fautive de l'entrepreneur, qui relève alors du droit commun11.

En marché public, c'est le CCAG-Travaux, article 17 « Pertes et avaries », qui s'applique12,13. Sa logique est nette :

  • Le titulaire supporte les pertes et avaries, et n'obtient aucune indemnité pour les dommages résultant de sa négligence, de son imprévoyance, de son défaut de moyens ou de ses fausses manœuvres ;
  • Face aux phénomènes naturels normalement prévisibles — le texte cite les tempêtes, les crues, la houle — il lui revient de prendre à ses frais, risques et périls les dispositions nécessaires pour protéger ses installations et les ouvrages ;
  • Le maître d'ouvrage n'indemnise que si trois conditions sont réunies : le phénomène n'était pas normalement prévisible dans les conditions du lieu et de la saison, ou relève de la force majeure ; les protections imposées ont bien été mises en place ; et les faits ont été signalés immédiatement par écrit12,14.

Tout le litige tient dans ces adverbes. Une tempête d'automne en Bretagne est, par construction, « normalement prévisible » — et le guide de la Fédération nationale des travaux publics rappelle explicitement que les tempêtes normalement prévisibles restent à la charge de l'entreprise14. Ciaran, de surcroît, était annoncée plusieurs jours à l'avance. Mais 207 km/h à la pointe du Raz constitue une intensité hors normes, et c'est précisément sur ce terrain — prévisibilité de l'événement contre caractère exceptionnel de son intensité, et qualité des mesures préventives effectivement prises — que se joue la bataille d'experts14.

Une précision utile : les dommages causés par le vent ne relèvent pas du régime des catastrophes naturelles, mais de la garantie « tempête » des contrats d'assurance de dommages aux biens, prévue à l'article L. 122-7 du code des assurances15. Aucun arrêté de catastrophe naturelle ne vient donc débloquer ce type de dossier.

b) Ce que l'on doit faire d'un échafaudage quand le vent arrive

Aucun texte n'impose de démonter un échafaudage avant une tempête. Ce qui est exigé, c'est autre chose :

  • Le dimensionnement au vent. Un échafaudage de pied se monte selon la note de calcul et la notice du fabricant, avec un plan d'ancrage adapté à la hauteur, à l'exposition et à la présence éventuelle de bâches ou de filets. Ces derniers changent tout : ils transforment la structure en voile et démultiplient les efforts transmis aux amarrages16. Sur un clocher, en site dégagé, à la pointe du Cap-Sizun — l'un des secteurs les plus ventés de France métropolitaine —, la marge est mince par construction, et la sapine est la partie la plus exposée ;
  • Le montage, le démontage et la modification sous la direction d'une personne compétente, par des travailleurs formés : c'est la lettre de l'article R. 4323-69 du code du travail, reprise par la recommandation R.408 de la CNAM16,17 ;
  • Les vérifications obligatoires prévues par l'arrêté du 21 décembre 2004 : vérification avant mise en service, vérification journalière, vérification trimestrielle, et vérification de remise en service après tout événement susceptible d'avoir affecté la solidité de l'ouvrage — les intempéries en font partie18,19 ;
  • Les mesures de mise en sécurité usuelles avant un coup de vent : dépose des bâches et filets, évacuation des matériaux et matériels stockés en hauteur, contrôle des ancrages et amarrages, arrêt des travaux en hauteur, mise hors service et balisage17.

C'est sur ce faisceau que porte l'analyse d'un expert : la structure était-elle conforme à sa note de calcul et à son plan d'ancrage ? Les bâches avaient-elles été déposées ? Les vérifications avaient-elles été faites, et tracées ? Un ordre de service ou une alerte de la maîtrise d'œuvre avait-il été émis à l'approche de la tempête ?

c) Le cercle des responsables possibles

En pratique, plusieurs acteurs peuvent être recherchés, souvent simultanément :

  • L'entreprise titulaire du lot maçonnerie, gardienne du chantier ;
  • Le monteur ou le loueur d'échafaudage, s'il s'agit d'un sous-traitant — sachant que la faute du sous-traitant ne dégage pas le titulaire vis-à-vis du maître d'ouvrage10 ;
  • La maîtrise d'œuvre, au titre de sa mission de direction de l'exécution et de son devoir de conseil ;
  • Le coordonnateur SPS, sur le volet sécurité ;
  • Le maître d'ouvrage, la commune, via son assurance « tous risques chantier » (TRC) si elle en avait souscrit une : c'est précisément la police temporaire qui garantit les dommages matériels accidentels subis par l'ouvrage en cours de construction, tempête comprise, sans recherche préalable de responsabilité20. Son absence, ou un périmètre trop étroit, transforme mécaniquement un sinistre en contentieux long.

Un indice figure d'ailleurs dans le dossier public : le marché initial ne couvrait pas les dommages de tempête, ce qui impose de relancer une nouvelle consultation pour la reprise des travaux21. C'est aussi ce qui explique, en partie, l'enlisement.

4. Trois ans de blocage, étape par étape

Le bourg de Cléden vu d'avion
Le bourg de Cléden vu d'avion, groupé autour de son église : c'est ce cœur habité qui vit, depuis 2023, avec un échafaudage à l'arrêt.

Novembre 2023 — Constat sur site, démontage de la sapine et de trois étages, sécurisation de la base8. Les pierres de l'édifice sont soigneusement numérotées en vue d'une reconstruction future, et la Fondation du patrimoine lance un appel aux dons pour aider la commune21. Dans l'immédiat, la maire obtient de la préfecture le rétablissement de l'eau et de l'électricité, et met des douches et des prises à disposition des habitants au stade et à la salle polyvalente8.

Juin 2024 — Le conseil municipal s'alarme : « depuis six mois rien ne bouge ». Un dossier devait être déposé avant le 30 juin pour la prise en charge par l'assurance et pour bénéficier de l'aide du fonds dit « Béchu ». Nouveau contretemps : le cabinet d'architecte qui devait chiffrer les dégâts ne peut pas intervenir car, si l'échafaudage est en sécurité, il n'est pas aux normes selon l'entreprise compétente22. Le blocage devient circulaire — on ne peut pas chiffrer sans monter, on ne peut pas monter sans une structure conforme, on ne peut pas remplacer la structure sans savoir qui paie.

Avril 2025 — Le budget primitif inscrit 194 782 € pour les réparations du clocher, mais la ligne reste gelée : les travaux sont « toujours en attente ». Dans le même budget, la rénovation de la salle de sport (285 193 €) et la voirie (190 000 €) avancent, elles — « enfin, des choses bougent », commente la maire à leur sujet23.

Fin avril 2026 — Marie-Suzanne de Ponthaud, architecte des monuments historiques en charge du dossier, décède. La maîtrise d'œuvre doit être reprise24.

16 juillet 2026 — Devant le conseil municipal, Nadine Kersaudy fait le point : un protocole d'accord circule entre les différents conseils, l'échafaudage devrait être démonté, la mise en place d'une grue est à l'étude, et elle pense que les travaux devraient reprendre au cours du quatrième trimestre24.

En parallèle, la Fondation du patrimoine maintient une souscription publique pour l'édifice : de l'ordre de 18 500 € collectés auprès de 82 donateurs sur un objectif de 40 000 €, complétés par environ 19 000 € de mécénat et de subventions1.

5. L'horloge météo : la fenêtre se referme

C'est le point que l'on perd de vue quand on ne lit que le calendrier administratif. En Bretagne, la saison des tempêtes s'ouvre à l'automne et court jusqu'au début du printemps. Ciaran est arrivée dans la nuit du 1er au 2 novembre6. Deux ans plus tard, les tempêtes de janvier 2026, dont Ingrid, ont largement détruit les digues du nord-ouest de l'île de Sein, à une dizaine de kilomètres de là — et là non plus les travaux n'ont pas démarré : la dernière étude vient seulement de s'achever, et le chantier n'est pas attendu avant le premier trimestre 2027, au risque d'accentuer les dégâts d'ici là25.

Si le démontage et la reprise interviennent bien « au quatrième trimestre », ils se dérouleront donc pendant la saison des vents, avec une grue à installer au pied d'un clocher, dans un bourg habité. Et s'ils glissent encore, ce sera le quatrième hiver consécutif que la structure résiduelle passera en place — celle-là même qu'une entreprise jugeait, dès 2024, non conforme aux normes22.

Chaque mois perdu au printemps et en été coûte donc double : il ne se rattrape pas en novembre, et il ajoute une saison de risque. C'est la logique inverse de celle qui a prévalu à Primelin cet été, où la commune a mis à profit la météo favorable de juillet pour colmater et renforcer les digues des ports du Loch et de Porstarz, endommagées par les tempêtes hivernales, avant le retour du mauvais temps26.

6. Ce qu'il faut surveiller d'ici décembre

  1. La signature du protocole d'accord entre les conseils des parties24. C'est lui qui conditionne tout le reste.
  2. La reprise de la maîtrise d'œuvre après le décès de l'architecte en chef — désignation d'un successeur, continuité de l'agence Ponthaud ou nouvelle attribution4,24.
  3. Le nouveau marché de travaux, rendu nécessaire par le fait que le marché initial ne couvrait pas les dommages de tempête21.
  4. Le coût réactualisé. Les 194 782 € datent du budget 202523 ; l'inflation du bâtiment et le démontage-remontage d'un échafaudage de quarante tonnes sur monument classé ne joueront pas à la baisse.
  5. Le sort de la responsabilité. Un protocole transactionnel éviterait le contentieux ; à défaut, l'expertise judiciaire ajoutera des années.
  6. L'état de conservation des pierres déposées et numérotées21, stockées depuis bientôt trois ans.

Questions ouvertes

  • L'échafaudage était-il conforme à sa note de calcul et à son plan d'ancrage au moment de Ciaran, et les vérifications réglementaires avaient-elles été effectuées et tracées ?
  • Des bâches ou filets étaient-ils en place le 1er novembre 2023, et avaient-ils été déposés à l'annonce de la vigilance rouge ?
  • Une assurance tous risques chantier avait-elle été souscrite, et pour quel périmètre ?
  • Depuis 2023, la partie basse de l'échafaudage fait-elle l'objet de vérifications périodiques documentées, et par qui ?
  • Quelle est la position de la DRAC sur la conservation des éléments sculptés déposés ?

Ces questions s'adressent à la commune, à la maîtrise d'œuvre et à la DRAC ; elles n'appellent aucune conclusion en l'état.


Réagir

Un souvenir de ce clocher, une photo d'avant la tempête, une information sur le chantier ? Laissez un commentaire ci-dessous, ou poursuivez la discussion sur le forum du Cap-Sizun, où un sujet est ouvert pour rassembler témoignages et suivi du dossier.


Notes et sources

  1. Fondation du patrimoine, Clocher de l'église Saint-Clet à Cléden-Cap-Sizun (page de souscription, consultée le 29 août 2026) : description historique de l'édifice, circonstances de la chute de l'échafaudage et de la flèche, évacuation des habitations avoisinantes, état de la collecte. fondation-patrimoine.org/…/clocher-de-leglise-saint-clet-a-cleden-cap-sizun

  2. Musée du Patrimoine de France, notice Église Saint-Clet de Cléden-Cap-Sizun : classement au titre des monuments historiques indiqué en 1930, clocher réparé en 1799 et consolidé en 1878. museedupatrimoine.fr/voir-patrimoine?id=12550

  3. Monumentum, notice Église Saint-Clet à Cléden-Cap-Sizun, référence Mérimée PA00089869 (description de l'édifice et de son enclos). monumentum.fr/monument-historique/pa00089869

  4. Cléden-Cap-Sizun. Le clocher de l'église sera rénové pour 603 000 €, Ouest-France, 28 septembre 2022 (compte rendu du conseil municipal : procédure engagée en décembre 2018, maîtrise d'œuvre agence Ponthaud, attribution des trois lots, économie de 11 %, plan de financement, charge communale de 20 %). brest.maville.com/…/dep-5433020

  5. À Cléden-Cap-Sizun, la place de l'église va être fermée pendant six semaines, Ouest-France, 5 janvier 2023 (40 tonnes d'échafaudage, fermeture de la place à partir du 9 janvier, accès par la rue du Castel Meur, offices déplacés, durée annoncée d'un an et demi à deux ans). brest.maville.com/…/fil-5575865

  6. Tempête Ciaran : 207 km/h à la pointe du Raz, 171 km/h à Granville… Voici les plus fortes rafales enregistrées, CNews, 2 novembre 2023. cnews.fr/france/2023-11-02/tempete-ciaran-207-kmh-la-pointe-du-raz

  7. Tempête Ciarán : 207 km/h, 2 morts et 1,2 million de foyers sans électricité, Météo Express, bilan de l'épisode des 1er et 2 novembre 2023. meteo-express.com/tempete-ciaran-207-km-h…

  8. Cléden-Cap-Sizun panse ses plaies après la tempête, Ouest-France, 6 novembre 2023 (inspection par grue et nacelle, présence de l'architecte, de la DRAC, des Bâtiments de France et de l'entreprise ; démontage de la sapine et de trois étages ; pierres sur l'échafaudage et dans le clocher ; déclarations de Nadine Kersaudy sur la procédure à engager contre l'architecte et l'entreprise ; relogement et dépannage des habitants). brest.maville.com/…/dep-6018566

  9. Code civil, article 1788, Légifrance. legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006443464

  10. Recension de jurisprudence sur les dommages avant réception (art. 1788 c. civ.), citant notamment Cass. 3e civ., 25 juin 2020, n° 19-15929 : responsabilité sans faute de l'entrepreneur avant réception, y compris lorsque le sous-traitant est à l'origine du dommage. jeanfrancisbinet.fr/dommages-avant-reception-art-1788-cc

  11. Perte de la chose avant réception par inexécution fautive de l'entrepreneur, Dalloz actualité : l'article 1788 n'a pas vocation à s'appliquer lorsque la perte est due à l'inexécution fautive de l'entrepreneur. dalloz-actualite.fr/flash/perte-de-chose-avant-reception…

  12. CCAG-Travaux 2021, article 17 « Pertes et avaries » (texte et commentaire). marche-public.fr/CCAG-travaux2021/17-pertes-avaries.htm

  13. Arrêté du 30 mars 2021 portant approbation du cahier des clauses administratives générales des marchés publics de travaux, Légifrance. legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043310421

  14. Fédération nationale des travaux publics (FNTP), Intempéries : marchés en cours et assurances : obligations de protection à la charge du titulaire, conditions d'indemnisation de l'article 17.3 du CCAG-Travaux, rôle et limites des polices tous risques chantier. fntp.fr/intemperies-marches-en-cours-et-assurances

  15. Code des assurances, article L. 122-7 (garantie des dommages causés par les tempêtes), Légifrance legifrance.gouv.fr/…/LEGIARTI000045296940 ; à distinguer du chapitre V « L'assurance des risques de catastrophes naturelles » (art. L. 125-1 et suivants) legifrance.gouv.fr/…/LEGISCTA000006157250.

  16. INRS, Échafaudages de pied — document de référence : conception et ancrage, effets des bâches et filets, rappel de l'article R. 4323-69 du code du travail (montage, démontage et modification sous la direction d'une personne compétente, par des travailleurs formés). inrs.fr/…/document-reference-echafaudages-pied.pdf

  17. Recommandation R.408 de la CNAM relative au montage, à l'utilisation et au démontage des échafaudages de pied — présentation des obligations et bonnes pratiques associées (vérifications, mise en sécurité). scaffaccess.fr/blog/securite-echafaudage-reglementation-r408

  18. Arrêté du 21 décembre 2004 relatif aux vérifications des échafaudages, Légifrance. legifrance.gouv.fr/loda/id/JORFTEXT000000240930

  19. Texte intégral de l'arrêté du 21 décembre 2004 mis en ligne par le Syndicat français de l'échafaudage, du coffrage et de l'étaiement (SFECE) — vérifications de mise en service, journalière, trimestrielle et de remise en service. echafaudage-coffrage-etaiement.org/…/Arrete-21-decembre-2004…pdf

  20. Présentation de l'assurance tous risques chantier (TRC) : police temporaire garantissant les dommages matériels accidentels à l'ouvrage en cours de construction, tempête comprise, sans recherche de responsabilité. partner-construction.fr/blog/assurance-tous-risques-chantier-trc

  21. Tempête Ciaran : un an après, les chantiers de restauration du patrimoine breton continuent, Breizh-info, 11 novembre 2024 : chantier suspendu pour raisons administratives et assurantielles, nécessité de lancer un nouvel appel d'offres, le marché initial ne couvrant pas les dommages de tempête ; pierres numérotées ; appel aux dons de la Fondation du patrimoine. breizh-info.com/2024/11/11/240122/…

  22. Les travaux de l'église inquiètent le conseil de Cléden-Cap-Sizun, Ouest-France, 28 juin 2024 (conseil municipal du 27 juin : « depuis six mois rien ne bouge », dossier à déposer avant le 30 juin pour l'assurance et le fonds « Béchu », échafaudage sécurisé mais non conforme empêchant le chiffrage). brest.maville.com/…/dep-6358053

  23. À Cléden-Cap-Sizun, une année de chantiers s'annonce, Ouest-France, 10 avril 2025 (conseil municipal du 9 avril : budget 2025, 194 782 € pour les réparations du clocher toujours en attente, 285 193 € pour la salle de sport, 190 000 € de voirie). quimper.maville.com/…/dep-6759668

  24. Cléden-Cap-Sizun. À quand la reprise des travaux du clocher de l'église Saint-Clet ?, Ouest-France, 24 juillet 2026 (conseil municipal du 16 juillet : protocole d'accord entre les conseils, décès fin avril de l'architecte des monuments historiques, démontage de l'échafaudage, grue à l'étude, reprise espérée au quatrième trimestre). ouest-france.fr/bretagne/cleden-cap-sizun-29770/…

  25. « Le risque est d'accentuer les dégâts » : sur l'île de Sein, les travaux de rénovation des digues débuteront en 2027, Ouest-France, 12 août 2026. ouest-france.fr/mer/littoral/…-ile-de-sein…

  26. La commune de Primelin renforce ses digues mises à mal par les tempêtes hivernales, Ouest-France, 19 juillet 2026. ouest-france.fr/bretagne/primelin-29770/…

Note méthodologique : les comptes rendus de conseil municipal cités sont ceux publiés par Ouest-France, consultés sur le site du journal et sur ses reprises maville.com. Les articles de Ouest-France sont partiellement payants ; les dates et les éléments repris ici proviennent des parties librement accessibles. Aucune des parties au litige n'a été sollicitée pour cette synthèse.